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Charging Bull VS Fearless Girl

Publié le samedi 15 avril 2017

Depuis le 7 mars dernier, une petite fille, baptisée « Fearless Girl » (fillette sans peur), tient compagnie à la statue du célèbre « Charging Bull » (taureau en train de charger) qui trône depuis 1989 à quelques mètres de la Bourse de Wall Street, à New York.

C’est une initiative, à la veille de la Journée internationale des droits des femmes, du gestionnaire de fonds Sate Street Global Advisors pour interpeller les passants et réclamer la présence de plus de femmes dans les conseils des grandes entreprises. La fillette a les mains sur les hanches, tête haute et semble défier l’animal, un symbole fort.

Cependant, le sculpteur de la première statue, Arturo Di Modica, n’est pas du tout de cet avis :

Mon œuvre est censée symboliser la liberté, la paix dans le monde, la puissance, le pouvoir et l’amour. Mais l’installation de la statue représentant une fillette lui faisant face a transformé le taureau en un message de menace et de peur.

Norman Siegel, son avocat confirme :

Charging Bull ne porte plus un message positif et optimiste désormais. Il a été transformé en une force négative, en une menace. Un choix délibéré a été fait pour exploiter et s’approprier Charging Bull à travers l’installation de Fearless Girl.

Le sculpteur et son avocat réclament à la ville de New York le déplacement de la seconde statue. Ils font valoir que la statue « Fearless Girl » est incomplète sans le « Charging Bull » qui lui fait face, alors que l’inverse n’est pas vrai : la petite fille devient « sans peur » uniquement parce que le taureau lui fait face et constitue en cela une œuvre « dérivée », qui utilise l’œuvre qui la précède.

L’avocat d’Arturo Di Modica évoque un statut du droit d’auteur de 1990 qui donne aux artistes le droit « d’empêcher toute distorsion intentionnelle, mutilation ou autre modification de l’œuvre qui serait préjudiciable à la réputation de l’artiste ». Il précise souhaiter trouver une solution à l’amiable avec le maire de New York, Bill de Blasio.

Les détracteurs considèrent également que la petite fille est aussi et surtout un enjeu publicitaire pour le fonds d’investissement qui l’a mise en place. Une plaque accompagne la sculpture «ayez conscience de la force des femmes dans les postes de directions. ELLE fait la différence». ELLE renvoie au SHE, un fonds d’investissement qui promeut l’égalité des sexes, absolument pas respectée à Wall Street.

Le président de l’association du parc qui accueille les deux œuvres a déclaré :

La petite fille est définitivement une publicité. Elle a fait le tour du monde et est vénérée par tous les organismes de communication.

La « Fearless Girl » ne devait initialement rester qu’une semaine mais son énorme popularité a incité Bill de Blasio, le maire de New York à prolonger son exposition jusqu’en 2018. Il a vivement réagi sur Twitter et a précisé ne pas vouloir enlever la statue.

 

Sources : Violaine Morin pour Le Monde
Illustration : Image d’Anthony Quintano sous licence Creative Commons, via Flickr

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