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Sanofi confiant pour l’avenir malgré la perte de nouveaux brevets en 2012

Publié le mercredi 8 février 2012
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Sanofi confiant pour l’avenir malgré la perte de nouveaux brevets en 2012
Le groupe pharmaceutique Sanofi s’apprête à connaître en 2012 une concurrence accrue des génériques liée à l’expiration des brevets de produits majeurs, Plavix et Avapro, aux Etats-Unis, mais a affiché sa confiance après une année 2011 confortée par l’acquisition de Genzyme

Le directeur général de Sanofi a assuré que le groupe, qui a engagé une transformation depuis trois ans, est en « très bonne forme » et « bien positionnée » pour passer la « falaise » de l’expiration des brevets et réaliser ses objectifs d’une croissance annuelle d’au moins 5% d’ici 2015.

« Le chapitre des blockbusters se termine », a observé M. Viehbacher, qui a cependant affirmé sa « confiance », en présentant les résultats 2011. En 2012, Sanofi « ouvre un autre chapitre, celui de la croissance durable », a-t-il dit.
Mais pour l’heure, Sanofi va devoir faire face à de nouvelles échéances en terme de brevet, qui devraient réduire son résultat net courant de 1,4 milliard d’euros cette année, en raison de l’arrivée de génériques. Sont notamment en cause ses médicaments vedette Plavix (anti-thrombotique) et Avapro (traitement de l’hypertension) aux Etats-Unis.
« 2012 sera la véritable année de la falaise des brevets » mais « l’entreprise y est préparée », a assuré M. Viehbacher.
Le groupe prévoit une baisse de son bénéfice par action des activités de 12% à 15% à changes constants, un objectif jugé en ligne avec le plan de retour à la croissance pour 2012-2015.
Cette prévision a été mal perçue en Bourse: à 13H15 (12H40 GMT), l’action Sanofi perdait 1,55% à 55,60 euros dans un marché en hausse de 0,36%.
En 2011 déjà, les génériques ont pesé pour 2,2 milliards d’euros sur le chiffre d’affaires. Une perte que Sanofi a été « en mesure de compenser dans un large mesure », selon M. Viehbacher, qui a salué un quatrième trimestre « très solide ».
Sur ce dernier trimestre, les ventes étaient en hausse de 8,8% à 8,51 milliards d’euros, très voisines de la prévision médiane (8,53 mds) de l’agence Dow Jones Newswires.
Le groupe a en effet commencé à bénéficier de l’intégration du groupe de biotechnologies américain Genzyme acquis en 2011 pour plus de 20 milliards de dollars.
Sanofi a également tiré parti de son positionnement sur ses « plateformes de croissance » (marchés émergents, diabète, vaccins, santé grand public, santé animale et produits innovants).
Au total, les ventes ont progressé de 3,2% à 33,4 milliards d’euros en 2011, dont 21,7 milliards générés par les plateformes de croissance et Genzyme, soit 65% du total.
Sanofi a pu aussi compter sur la part importante de ses ventes dans les marchés émergents, qui ont atteint l’an dernier 10,1 milliards d’euros (30% du total).
Le groupe a pu ainsi limiter l’impact des chutes des brevets en 2011, mais au final, l’année s’est tout de même conclue par une légère baisse du bénéfice par action des activités, de -3,8% à changes constants, dans la fourchette de prévision du groupe.
Le bénéfice net consolidé 2011 était cependant en légère hausse, à 5,7 milliards d’euros.
Sanofi a précisé avoir bouclé son programme d’économies de 2 milliards d’euros annoncé en 2009 (autour de 2,2 milliards réalisé à fin 2011, selon le directeur financier Jérôme Contamine), et a confirmé le lancement d’un nouveau programme pour 2 milliards d’ici 2015. Les synergies dégagées dans l’intégration de Genzyme devraient y contribuer pour 700 millions de dollars.
Sanofi table aussi sur la recherche avec un portefeuille de produits de 18 lancements potentiels d’ici 2015. En 2011, il a soumis 5 dossiers d’approbation aux Etats-Unis et un 6ème sera présenté prochainement. Sanofi fonde notamment de grands espoirs sur le Lemtrada, en cours d’essai dans le traitement de la sclérose en plaques.
M. Viehbacher a indiqué que la situation des pays d’Europe du sud n’était pas une source de préoccupation, hormis la situation particulière de la Grèce. « Nous n’avons pas observé de dégradation des paiements », a-t-il dit.
Il a enfin redit que le groupe restait « ouvert aux opportunités » d’acquisitions, notamment dans les pays émergents pour continuer à compléter la gamme de produits.

Sources : AFP.

 

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