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Paroles d’experts – Qu’est-ce que le Transfert de technologie ?

Publié le mardi 24 mars 2020

Pour aller plus loin, l’IEEPI vous propose les formations suivantes :


 

Paroles d’experts : Jean-Yves Legendre

L’IEEPI donne la parole à ses experts, aujourd’hui Jean-Yves Legendre, Manager Competitive IP Intelligence chez L’Oréal.

Il nous propose une brève sur :
Le Transfert de technologie : un élément clé de la compétitivité des entreprises

 

Qu’est-ce que le transfert de technologie et en quoi est-il un élément clé de la compétitivité des entreprises ?

Le transfert de technologie (TT) est un processus selon lequel un acteur industriel s’approprie une technologie en provenance d’un acteur public ou d’une autre entreprise privée, en vue le plus souvent de la commercialiser. Un tel processus implique le transfert d’actifs matériels ou immatériels d’une entité à l’autre. Le TT est devenu un élément stratégique de l’innovation ouverte car il permet à l’industriel de bénéficier des recherches effectuées par les partenaires, public ou privés, de son écosystème.

On considère qu’aujourd’hui environ 10 à 15 % de la capacité de recherche des sociétés est « achetée » à l’extérieur. Face à une complexité toujours croissante de l’environnement technologique, le TT aide l’industriel à diversifier ses innovations, partager les risques de la recherche, renforcer son expertise interne, accélérer la mise sur le marché de ses produits…


Quelles ont été les évolutions marquantes de ces dernières années ?

Les acteurs publics comme les acteurs privés ont bien compris l’importance du TT dans leur valorisation et leur croissance. Ils se sont ainsi de mieux en mieux structurés au fil des années pour professionnaliser leur approche. En France, les pouvoirs publics ont créé des structures dédiées, comme les SATT (Sociétés d’Accélération de Transfert de Technologie) ou France Brevets, à l’instar des structures de Tech Transfer existant aux Etats-Unis par exemple.

Les entreprises ont mieux aligné leurs ressources internes pour accélérer l’acquisition de technologies extérieures et les mettre sur le marché rapidement. D’autre part, l’écosystème autour du licensing des droits de propriété intellectuelle n’a fait que se renforcer : création de plateformes digitales dédiées, d’outils puissants d’analyse des brevets (Patent Analytics), émergence d’intermédiaires (brokers)…


Le transfert de technologie obéit-il à un processus bien défini ?

Bien que l’innovation ouverte et le TT soient très répandus et « à la mode », il s’agit d’une activité particulièrement complexe avec un taux d’échec important. De nombreux facteurs rentrent en jeu : les différences culturelles entre partenaires, leurs stratégies et visions individuelles, parfois incompatibles, leurs attentes financières…

Il est donc illusoire que toutes les situations obéissent à un seul et même processus codifié. Toutefois, il existe des méthodologies qui permettent aux deux protagonistes (celui qui achète la technologie et celui qui la vend) d’instaurer la confiance nécessaire à l’élaboration d’un accord de transfert solide, juste et durable. Ces méthodologies vont permettre d’analyser les aspects techniques, financiers et juridiques du TT afin d’optimiser les chances d’aboutir à un accord.


Quelles sont alors les clés du succès ?

La première, essentielle, est la confiance. Sans elle, impossible de sceller un accord qui soit durable. La seconde à mon sens est la transparence, associée à une stratégie claire. Le TT n’est pas une partie de poker et le bluff n’y a pas sa place. Enfin, la troisième est la prise en compte de l’ensemble des facteurs qui vont impacter la chaîne de valeur, de l’instant où les actifs sont transférés, jusqu’au moment de leur valorisation (sur le marché par exemple).

Parmi ces facteurs, on peut citer la création de propriété industrielle, le temps et le coût du développement ou bien encore la nécessité d’investir dans une unité de fabrication. Autant de facteurs qui vont impacter considérablement la valorisation de la technologie transférée et qui de plus, peuvent évoluer au cours du temps. Par exemple, concernant la création de propriété industrielle, il est indispensable de bien connaître la chaîne des droits, c’est-à-dire de savoir qui est réellement propriétaire de la technologie, s’il est possible de l’exploiter sans avoir recours à des licences de tiers, qui aura les droits sur les améliorations apportées…

Il existe des outils pratiques qui permettent de lister et d’évaluer ces différents paramètres et qui aident à mettre en place une méthodologie robuste permettant d’échanger et de négocier avec son partenaire.


Justement, comment se forme-t-on aux métiers du TT ?

Les professionnels qui évoluent dans le monde du TT ont la particularité d’avoir des profils et des formations très divers. En général, ils allient à leur formation technique une bonne connaissance des brevets, de la négociation et des contrats. Il n’existe pas d’enseignement proprement dit du secteur du licensing et du TT.

La plupart des professionnels se forment via la formation continue, en entreprise ou en suivant des formations spécifiques comme le cycle Valorisation et Transfert de Technologie organisé conjointement par le LES France et l’IEEPI.

 


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